Article proposé par Rachid
"Oui, c’est cette terreur que nous avons vécue seuls et isolés...."
L’intervention de Cherifa Kheddar à la Conférence Internationale contre le Terrorisme qui a eu lieu à Paris le 11 septembre 2007 en a été un des moments forts...
Née à Blida en Algérie , c’est une rescapée du terrorisme islamiste dans son pays. Elle est la sœur de deux victimes assassinées le 24 juin 1996 : une sœur avocate à l’âge de 34 ans et un frère architecte de formation à l’âge de 36 ans. Elle dirige depuis 10 ans l’association Djazairouna qui a été fondée par les familles de victimes assassinées ou enlevées, ainsi que par les rescapés des attentats et des massacres sanglants que la région de la Mitidja a connus. Voici, dans son intégralité, son intervention : par son courage exceptionnel, par sa détermination, elle a donné tout son sens à la Conférence...
l'Etat Algérien ordonne les disparus morts. Un ukaze (décret autoritaire) décrété en haut lieu pour imposer l'oubli des 250.000 morts et 20.000 disparus algériens... Un mépris outrancier à la mémoire de ces femmes, enfants et hommes génocidés et à leurs familles à tout jamais inconsolables.
Une énième tentative des services secrets algériens aux abois - le DRS - visant à occulter la vérité sur leur rôle actif dans un génocide que les algériens ne sont pas prêts d'oublier et n'oublieront jamais.

Ils étaient quelque 4000 à avoir tenté l’aventure en 2008, selon les statistiques. Ce triste record devrait largement être dépassé en 2009.
Le phénomène est un vrai casse-tête pour les responsables chargés de ce dossier. La dissuasion par la répression s’est avérée inefficace. La loi punissant toute personne qui tente de quitter illégalement le territoire national de 2 à 6 mois de prison ainsi que d’une amende de 20.000 à 60.000 dinars s’est avérée bien peu dissuasive et pratiquement d’aucune efficacité pour ne serait-ce que juguler ce fléau.
Le scrutin pour le renouvellement des deux tiers des membres du Conseil de la nation s’est déroulé dans l’indifférence générale. Comme les plénières de ce Sénat à l’algérienne du reste.
C’est que pour l’Algérien « basique », le vocable « sénat » ou encore « conseil de la nation » sonnent comme des barbarismes. N’étaient les scandales à répétition d’achat éhontée de voix et le mercato politiques qui fait migrer des militants politiques d’un parti à un autre en violant parfois les frontières idéologiques, cette « élection » n’aurait sans doute pas arraché les manchettes des journaux. Mais ces pratiques sont tellement dégradantes et abjectes qu’elles doivent être servies à l’opinion pour qu’elle mette des visages et des noms sur ces gens qui vont, théoriquement, légiférer pour eux.
Mohamed Yekhlef a disparu le 10 janvier 1994 après avoir été arrêté par les services de sécurité sur son lieu de travail, à Boumerdès, en présence de témoins. Il était alors âgé de 25 ans. Depuis cette date, ses parents le recherchent et, à cet effet, ont maintes fois demandé l’ouverture d’une enquête judicaire, sans succès.
Après l’entrée en vigueur des textes d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, malgré les nombreuses convocations et intimidations des autorités, les parents de Mohamed ont toujours refusé d’entreprendre les démarches pour obtenir l’indemnisation qui est conditionnée à l’établissement d’un jugement de décès. La famille Yekhlef, comme la majorité des proches de disparus en Algérie, demande avant tout Vérité et Justice.

Que se passe-t-il à Alger? Le quotidien El Khabar rapporte que le Commandement de l’Armée a décrété zones militaires les zones frontalières séparant l’Algérie du Mali, Niger et Mauritanie, en imposant un laissez-passer. 3.000 militaires supplémentaires sont venus s’ajouter aux 15.000 déjà déployés le long des frontières Sud.
Selon El Khabar, le commandant de la 6e région, des officiers supérieurs de l’état major, des forces aériennes et des services de sécurité ont effectué, à la mi-décembre, une visite d’inspection au niveau des postes de contrôle frontaliers, situés à Timiaouine et Bordj Badji Mokhtar.
Je remercie la Fondation Alkarama et ses dirigeants, de m'avoir invité à la commémoration du 61ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, et de me décerner son premier prix. Je sens d'abord le devoir, le doux devoir, d'évoquer la mémoire de tous les militants des droits de l'homme qui, de par le monde, se sont sacrifiés pour combattre l'oppression qui a enfanté la liberté et la répression qui a enfanté les droits de d'homme.
Le peuple algérien était présent au moment de la préparation du terrain pour libérer le pays du colonialisme par la lutte armée, puis des semailles, des périls et des sacrifices, mais a été écarté au moment de la moisson.
Le régime politique algérien toujours en vigueur s'est imposé en 1962 par la violence, et a remplacé la domination coloniale par la domination d'un clan issu de l'armée des frontières. La devise de « la révolution par le peuple et pour le peuple » a laissé place à une autre : « sans le peuple et contre le peuple », du fait que le droit du peuple algérien à disposer de lui-même, pour lequel il a combattu avec acharnement sept ans et demi durant, est devenu le droit de l'Etat à disposer du peuple.
Une image forte : Erdogan s’insurge contre Shimon Perez à Davos lorsque celui-ci justifie les massacres de Ghaza. Face à lui, assis en train d’assister à cette explication, le Secrétaire Général de la Ligue Arabe, l’égyptien Amr Moussa. Erdogan se lève de son siège en signe de réprobation après le discours haineux de Shimon Perez et menace de ne jamais revenir au Forum de Davos.
A ce moment-là, tout le monde Arabe regarde éberlué comment Amr Moussa, hésitant, allait suivre les pas d’Erdogan avant de se rétracter et de rester à côté de Shimon Perez. Par sa gestuelle, il a résumé tout le malheur et le déshonneur du monde arabe. La Ligue Arabe, par le biais de son responsable, laisse Shimon Perez justifier en direct, et d’une tribune surmédiatisée, les massacres infâmes de milliers d’enfants et de femmes de Ghaza.
Ce fut un moment de grande émotion que celui où El Watan recevait, il y a près d’une année, dans ses locaux, l’immense moudjahida Djamila Bouhired. Vêtue d’un simple k-way bleu marine, elle était pleine de grâce et ses traits lumineux ne lui donnaient guère son âge (74 ans). Un véritable mythe vivant traversant les couloirs lugubres de la maison de la presse en toute simplicité. En militante inusable, elle faisait campagne pour la Palestine en pleine guerre barbare contre Ghaza et nous étions nombreux à l’entourer, éblouis par son charisme, son courage et son tempérament de battante infatigable, ne réalisant pas que l’icône de la Révolution algérienne en chair et en légende était là, parmi nous. Nous lui avons exprimé notre désir de la revoir, de l’écouter, de boire ses paroles. Elle eut ces mots qui disent toute sa générosité et sa noblesse : « Vous êtes tous mes enfants et je me ferai un plaisir de vous inviter chez moi. Seulement, je vous préviens : je n’ai qu’une petite maison, je ne me suis pas servie comme beaucoup l’ont fait. Mais je serais heureuse de vous convier à une ’batata fliou’ à l’algéroise. »

Il y a chez nos citoyens une conviction solidement établie que les autorités officielles ne jouent pas franc-jeu dans la crise qui oppose notre pays à l’Egypte, qu’ils manquent de courage ou ont peut-être des choses honteuses à cacher. Alors même qu’il a été offensif en décidant d’établir un pont aérien avec Khartoum, le pouvoir ne l’a plus été durant tout le temps du déferlement d’injures émanant de la sphère politico-médiatique égyptienne. Proférées y compris par des ministres et les fils de Moubarak, les invectives égyptiennes l’ont laissé de marbre et Ouyahia a beau dire que « le silence est la meilleure réponse à la provocation », aucun Algérien n’a été convaincu par cette sentence. Car il est impossible de se taire, plus particulièrement lorsque c’est la mémoire des martyrs de la Révolution qui est bafouée. Des personnalités égyptiennes n’ont pas hésité à franchir le Rubicon, ce qui aurait dû à lui seul constituer un casus belli et pousser nos officiels à mettre en branle toute une série de ripostes d’ordre politique, économique et diplomatique. Pour bien moins que cela, sur notre sol, des Algériens ont été traînés en justice.
Cela fait dix jours que l’Egypte officielle et officieuse fait feu de tout bois contre l’Algérie et les algériens. Les médias, « privés » et publics, les artistes, les hommes politiques, des ministres en postes, des députés, les fils du président Moubarak, chacun y va de son accusation et de ses insultes. Le égyptiens sont abreuvés à longueur de journée par les télévisions et les journaux de commentaires anti-algériens. Il n’y a plus aucune limite.

Honte à la presse égyptienne qui ne représente pas les valeurs de son pays. Elle a lavé le cerveau de la population du Haut Nil pendant plus de deux mois. Résultat des courses : des joueurs algériens blessés et traumatisés, des journalistes nationaux malmenés et menacés, des supporters agressés et humiliés parce que fiers de leur algérianité.
Al Goumhouriya, journal progouvernemental, a écrit dans sa précédente édition que «les joueurs algériens ont agressé leur chauffeur du bus qui les transportait à l'hôtel, ceci avant le match». Déplorable ! Heureusement que le reportage de Canal+ dément cette version. Même après la rencontre du Caire, la presse d'Oum Dounia a continué hier dans ses différentes éditions à alimenter ses pages des plus féroces écrits aucunement sportifs et à donner une image guerrière au match opposant les deux équipes nord-africaines.
Nous savions déjà que ce match crucial entre l’Algérie et l’Egypte était l’objet d’une grande inquiétude de la part du régime. La peur que l’enthousiasme ne déborde, et qu’il ne provoque un autre 05 octobre, encore plus massif que le premier, puisque presque tous les jeunes rêvent d’en découdre avec ceux qui les opppriment et pillent leur pays.
L'ambassadeur d'Algérie en Egypte, Abdelkader Hadjar, a acheté un château au Caire à 20 millions de dollars. Selon El Khabar hebdo, le château appartenait à l'émir Walid Ben Talal, neveu du roi Fahd et néanmoins magnat de la presse arabe.
Si les Egyptiens ont agressé nos joueurs de l'équipe nationale de football, Abdelkader Hadjar vient d'agresser tous les Algériens.
http://ffs1963.unblog.fr/2009/11/13/abdelkader-hadjar-achete-un-chateau-a-20-millions-de-dollars/
Après avoir chauffé à blanc le peuple autour de la qualification pour le mondial de football en 2010 en Afrique du sud, « les génies de la manipulation des masses » doivent se ronger les ongles. Ils ont, en effet, toutes les raisons de craindre un sérieux retour de bâton. Les médias publics et parapublics ont fait tourner à plein régime la machine de propagande. La télévision et les radios faisaient passer quasiment en boucle les chansonnettes à la gloire de l’équipe nationale. Toute la classe politique officielle s’était mise à l’heure du match du Caire.

Sous couvert de lutte antiterroriste le pouvoir algérien a mis en application sa menace de surveiller et verrouiller l’internet. Après la presse, les partis politiques, les syndicats, les militants des droits de l’homme, les associations anticorruption et la société civile d’une manière générale, le pouvoir s’attaque à la toile. Rongé par la corruption et la crainte d’avoir à rendre des comptes, Bouteflika et son équipe n’épargne aucun espace d’expression libre.
Depuis quelques semaines, le réseau internet algérien est placé sous haute surveillance. Selon des informations, le gouvernement a fait récemment l’acquisition et installé un dispositif de dernière génération pour surveiller la totalité du trafic internet qui transite par le territoire national. Le matériel a été fourni par des entreprises américaines et françaises, selon la même source. Le dispositif sera renforcé prochainement par l’acquisition de systèmes capables de décrypter des messages codés sur la toile.
Des documents officiels obtenus par Echorouk dévoilent que le président de l’Assemblée Populaire Nationale Abdelaziz Ziari perçoit un salaire mensuel de plus de 96 millions de centimes. Le parlement consacre par ailleurs plus de deux milliards et demi pour couvrir les consommations téléphoniques des députés sur le budget 2010.
C’est la première fois de son histoire que la chambre basse du parlement publie, bien que dans un cadre restreint, le salaire mensuel du troisième homme de l’Etat. C’est dans le cadre du budget 2010 de l’Assemblée, approuvé la semaine dernière par la chambre, en attendant sa soumission au débat et à l’approbation les prochains jours au niveau de la commission finances et budget, parallèlement au projet de loi de finances.
Les divergences existant entre le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et le défunt Bachir Boumaza, remontent à l’aube de l’indépendance du pays. Et du fait que l’Algérie est un pays tiers-mondiste, où la pratique de la démocratie n’existe pas, il est tout à fait normal que les adversaires ne puissent pas cohabiter dans le même milieu. Le président Bouteflika a refusé de travailler avec Boumaza, même quand celui-ci occupait le poste du deuxième homme de l’Etat, ces-à-dire, le président du Sénat.
Sur décision du gouvernement algérien et avec la complicité des Nations Unies , l' Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a été interdite de participation à la 3ème Conférence des Etats-Parties de la Convention des Nations Unies contre la corruption qui s'ouvre aujourd'hui à Doha au Qatar ! Une disposition du réglement intérieur de cette Conférence permet à un Etat-Partie de s'opposer à la présence d'une association. L'AACC avait pourtant été accréditée lors des 2 premières Conférences des Etats-Parties ( 2006 et 2008) et le gouvernement algérien n'avait pas utilisé son droit de "veto".