La conquête.
IIIe siècle av. J.-C. Massinissa unifie les royaumes numides (berbères) des Massyles et des Massaesyles et fait de Cirta (Constantine) sa capitale.
112-105 av. J.-C. Rébellion de Jughurta, petit-fils de Massinissa, contre Rome.
La violence politique en Algérie n'a pas débuté, contrairement à ce qui est admis, au lendemain de l'indépendance, mais bel et bien durant la guerre de libération nationale. Les liquidations physiques et la terreur comme moyens de gestion politique avaient fait déjà leur apparition dans les camps de l'armée des frontières et au sein des maquis. De nombreux responsables politiques et militaires ont été assassinés par leurs propres frères (Abane Ramdane, Abdelmoumène, Abbas Laghrour, Ali Mellah, Abbas Lamouri, Cheriet Lazhari, Chihani Bachir, Abdelkrim Soufi, Hadj Ali, colonel Boucif, capitaine Yamani, capitaine Zoubir.....). D'autres responsables politiques seront menacés et éloignés des centres de décision alors que la guerre de libération avait besoin de tous. Et ceux qui avaient liquidé ces hommes libres seront les mêmes qui confisqueront l'indépendance en 1962. Et ce sont leurs reliques qui donneront l'ordre de tirer sur des enfants en octobre 88 et qui mèneront une guerre sans merci contre une grande partie de leur peuple à partir de 1992.
Tout n’a pas été dit sur l’histoire de la guerre de Libération nationale. » Cet avis est partagé par plusieurs éditeurs, auteurs, sociologues, romanciers et universitaires rencontrés hier au Salon international du livre d’Alger (SILA), qui se tient sous le chapiteau blanc au niveau de l’esplanade du complexe sportif. Messaoud Djennas, qui vient de publier chez Casbah édition L’Algérie, résistance et épopée, estime que tout est à écrire sur l’histoire du pays. « L’histoire a été négligée dans le système éducatif. L’histoire est mal enseignée. Il appartient maintenant à tous ceux qui peuvent témoigner de le faire. Cela ne concerne pas seulement les historiens. Les gens de ma génération ont vécu beaucoup d’événements importants qui ne sont pas toujours rapportés », a-t-il souligné.
Le colonel Tahar Zbiri, le dernier des commandants des Aurès, a assuré que les circonstances de la mort du martyr Mustapha Ben Boulaïd ne sont pas naturelles, bien qu’il ait semblé que ce soit les services secrets français qui ont commandité son assassinat au moyen d’un appareil de signalisation piégé. Mais Zbiri ne croit pas à cette version, car Ben Boulaïd était le plus prudent des hommes. Zbiri rappelle les relations tièdes du martyr avec Adjoul, le commandant par intérim des Aurès, après son incarcération et l’exécution de son adjoint Chihani, mais il se garde d’accuser qui que ce soit.
Les principes du 1er novembre 1954 ont régressé après l’indépendance L’indépendance du pays en 1962 a engendré des dirigeants qui ont confondu nation, Etat et société ; socialisme et capitalisme d’Etat ; socialisme national et national socialisme. Le droit du peuple algérien à disposer de lui-même, pour lequel il a combattu avec acharnement sept ans et demi durant, est devenu le droit de l’Etat à disposer de son peuple.
Quand le pouvoir politique s’enferme, ferme le jeu politique sans ménagement, se replie sur lui-même, ne s’ouvre pas car l’ouverture et le renouveau sont indispensables, il devient dangereux. Il y a trois manières de présider à la destinée d’un pays, s’identifier à lui, c’est ce que font les rois, se mettre à son service, c’est ce qu’ont fait les martyrs de la guerre de Libération nationale, ou l’occuper par le flic et par le fric, c’est ce que fait le pouvoir actuel.
55 ans après le constat est sans appel. Ils ne se sont pas battus « pour ça ». Etudiants ou déjà combattants confirmés pendant la Révolution, ils ne reconnaissent pas leurs idéaux dans l’Algérie d’aujourd’hui. « Nous voulions une Assemblée constituante algérienne élue au suffrage universel sans distinction de race ou de religion », insistent ceux qui ont impulsé cette Révolution lors d’une rencontre hier à la librairie El Ijtihad à Alger.
La proclamation du Gouvernement provisoire de la Révolution algérienne (GPRA ) le 19 septembre 1958 est intervenue trois mois seulement après l’installation de de Gaulle à la tête de la Ve république. Le général avait cru que c’était un coup dirigé contre lui. Pourtant, l’idée, comme le souligne Réda Malek, avait germé bien avant cette date. L’ancien négociateur des accords d’Evian précise que Aït Ahmed en avait fait un de ses thèmes favoris. De sa prison dans une lettre de février 1957, il pressait le cce de proclamer le gpra dont la création serait une riposte à l’enlèvement du 22 octobre 1956 des principaux dirigeants de la Révolution, dans un avion détourné. Mais le cce tergiversa. Toujours est-il que le gpra jouera un rôle important dans la guerre, car si la force du fln résidait dans son enracinement populaire, il s’imposait aussi dans sa politique d’ouverture sur le plan international « qui lui valent un rayonnement exceptionnel et rare pour un mouvement de libération ». A l’évidence, la délégation extérieure renfermait des hommes rompus à l’exercice de la politique qui constitueront un véritable appareil diplomatique. Ne fallait-il pas exploiter cette voie à travers le gpra pour que la voix de l’Algérie combattante soit entendue de par le monde. Le gpra l’a fait, mais au moment des bilans, il a été supplanté et prié de s’effacer. Avec Zohir Ihadaden, historien, professeur d’université impliqué dans la lutte de libération, nous avons tenté de lever le voile sur certaines zones d’ombre.
Interviewé par El Khabar- hebdo, le Moudjahid et fils de chahid, Djamel- Eddine Habibi a déclaré que le chiffre d’un million et demi de martyrs est un pur mensonge qui aura couté finalement très cher à la nation. Avant lui, le parlementaire Noureddine Aït-Hamouda avait émis, pour sa part, des doutes concernant le nombre de nos martyrs. Une levée de boucliers s’en est suivie et l’on se demande, bien, aujourd’hui, pourquoi faudrait-il se taire ?
Nous allons célébrer dans quelques jours le 53eme anniversaire du Congrès de la Soummam au cours duquel Larbi Ben M’hidi et Abbane Ramdane ainsi que d’autres dirigeants ont structuré politiquement et militairement la révolution. De grandes résolutions pour tracer loin de toutes les influences étrangères, le destin de la jeune future nation algérienne, ont été adoptées.


200 associations venant en aide aux familles des victimes du « massacre d’Oran » en 1962, ont demandé, à l’occasion du 5 juillet, au président Sarkozy, de tenir la promesse faite durant sa campagne électorale et de faire la lumière sur cette affaire.
Un communiqué sur ce massacre, fait état, contrairement aux déclarations des historiens qui situaient le chiffre des victimes, entre 440 et 3000, à plus de 150.000 harki, 10.000 pieds noirs, et 700 militaire français (soit la moitié d’Oran environ).

Mohammed Seddik Benyahia (1932 - Mai 1982), était un homme politique algérien. Militant nationaliste durant la guerre d'Algérie, il devient à l'indépendance de son pays successivement ministre de l'Information (1967-1971), de l'Enseignement supérieur (1971-1977), des Finances (1977-1979), et des Affaires étrangères (1979 à sa mort).
Le rituel sera sans doute respecté pour le 8 mai. Des commémorations et des rencontres officielles. Et comme de coutume, certains adresseront, en direction de l'ancienne puissance coloniale, des exigences de reconnaissance des crimes coloniaux ou, c'est encore plus vague, de «repentance», qui, en l'état actuel des choses, ne viendront pas.
Ces exigences font partie aussi du rituel et ont tendance à faire oublier des choses essentielles. Le plus important ou le plus grave n'est-il pas que l'histoire nationale s'est ossifiée dans les cérémonies rituelles, sans donner du sens au présent ou à l'avenir ? Que peut dire le 8 mai 1945, ce grand sursaut de survie d'une société que la colonisation avait cru irrémédiablement soumise, à des jeunes générations que le présent désenchanté rend, c'est le moins qu'on puisse dire, perplexes ?
Mardi 8 mai 1945, c’est jour de marché à Sétif. La foule afflue des différentes localités voisines. Les uns viennent pour faire des emplettes, les autres rallient Langar, un quartier du centre-ville où est implantée la mosquée de la Gare, rebaptisée en 1962, mosquée Abou Dher El-Ghiffari. C’était le lieu de regroupement et le point de départ de la manifestation pacifique des Algériens qui désiraient s’associer aux Alliés célébrant, ce jour-là, la fin de la Seconde Guerre mondiale. A 7h30, la tension est à son paroxysme, de ce côté de la ville, qui s’avère trop exigu pour contenir une marée humaine venant de partout.

Alors que l’Europe célébrait en ce 8 mai 1945 la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l’Algérie occupée, l’ordre colonial réprimait avec une violence inouïe des manifestations nationalistes. Dans les villes et provinces de l’Est algérien, à Sétif, Kherrata, Guelma, l’armée coloniale, appuyée par les services de police, de gendarmerie et par les milices des colons européens, s’est attelée 50 jours durant, à massacrer, méthodiquement, du « musulman ». Des milliers de morts, 45 000, selon des historiens, et autant de suppliciés. Le consul général américain à Alger parlera de 40 000 morts alors que l’association des Oulémas avance le chiffre de 80 000 morts.
A l’occasion de la commémoration du 19 mars 1962 où le pays fête sa victoire sur une domination coloniale des plus abjectes qu’a connue le XiXe siècle, il est toujours bon de rappeler aux mémoires défaillantes que celle-ci n’est pas de genèse spontanée, mais le résultat de confluences de résistances aussi diverses que porteuses.
Le récit qui va suivre restitue un infinitésimal épisode de cette lutte pour la liberté enfin recouvrée. L’école Sidi Thameur, éponyme du saint patron de la ville, faisait sous le nom de Lucien Chalon, la jonction entre la médina médiévale et la cité coloniale à Bou Saâda.
Guerre
civile
algérienne
Le Terrorisme en algérie (décennie noire ou encore décennie du terrorisme) opposa le gouvernement algérien, disposant de l’armée nationale populaire et divers groupes islamistes à partir de 1991.

Algérie : chronologie historique
IIIe siècle av. J.-C. Massinissa unifie les royaumes numides (berbères) des Massyles et des Massaesyles et fait de Cirta (Constantine) sa capitale.
112-105 av. J.-C. Rébellion de Jughurta, petit-fils de Massinissa, contre Rome.
Les accords d'Évian sont le résultat de négociations entre les représentants de la France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne formé par le Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie. Ces accords sont signés le 18 mars 1962 à Évian et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

La guerre d'Algérie (appelée également révolution algérienne, en Algérie, et évènements d'Alger) se déroule de 1954 à 1962 et débouche sur l'indépendance de l'Algérie, colonie française de 1832 à 1848, puis partie intégrante du territoire de la République de 1848 à 1962.
Cette guerre oppose l'armée française à une guérilla. La doctrine de la guerre révolutionnaire, mettant en œuvre l'arme psychologique est rejetée par le commandement.