Douze terroristes affiliés au groupe d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), ont été éliminés samedi 28 et dimanche 29 août, au cours de deux opération menée par des unités de l'armée algérienne. Neuf activistes ont été éliminés dans le massif forestier de Berrekmouche, sur les hauteurs d’Ath Yenni, à quelque 45 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Les trois autres abattus dans la région de Misla, à 380 kms à l'est d'Alger.
Le nombre de terroristes abattus au cours l'opération menée dans les massifs de Kabylie à s'élève à neuf plutôt que sept, comme nous l'avions indiqué dans une précédente édition. Des sources sécuritaires locales attestent de la présence d’étrangers parmi les terroristes abattus sans pour autant en préciser leur nombre. Ces individus seraient de nationalités malienne ou mauritanienne. Des habitants de la région indiquent que les zones suspectées d’abriter des repaires terroristes ont été soumises, pendant plusieurs heures, à d’intenses pilonnages à l’artillerie lourde appuyée par des hélicoptères de combat qui ont pris possession des les lieux.
Des armes récupérées
A l’heure actuelle, un important dispositif militaire est toujours déployé autour de la région de Larbaâ Nath Irathen, Iboudrarene et Ath Yenni tandis que se poursuit l’opération de ratissage menée par des centaines d’éléments de la lutte antiterroriste appartenant à divers corps. Plusieurs casemates ont été détruites et un lot d’armes de guerre, composé principalement de fusils kalachnikov et de pistolets automatiques, a été récupéré sur les sept terroristes abattus et dont les corps ont été acheminés vers l’hôpital le plus proche. Selon d’autres informations recoupées auprès de sources sécuritaires, un autre terroriste aurait été grièvement blessé. Cette offensive, l’une des plus importantes de ces dernières mois en terme de moyens humains et logistique, a été déclenchée suite à des informations faisant état de la présence d’un groupe terroriste dans la forêt de Berrekmouche.
Une "taupe " parmi les groupes armés
Ce revers subi par les phalanges de l’AQMI intervient après l’élimination du dénommé Abdelmoumen rachid, alias « Houdeifa Abou Younes », « responsable de l’instance militaire » d’Al Qaïda au Maghreb, anciennement dénommé GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Selon le journal « Ennahar », réputé proche des services de sécurité, ce chef terroriste qui occupait un rang important dans la hiérarchie de l’ex- GSPC, a été abattu en compagnie de l’émir de la phalange « Ali Ben Abi taleb » dans un barrage dressé par une patrouille des forces spéciales sur la route de Tadmaït. Le véhicule, de marque Peugeot 406, à bord duquel se trouvaient les deux chefs et leur chauffeur, aurait été filé suite à des renseignements fournis par une « taupe » travaillant au service de la lutte antiterroriste. Ce terroriste descendu des maquis en 2006 est retourné auprès de ses acolytes après avoir été « retourné » pour pouvoir alimenter les services des renseignements sur les mouvements des chefs terroristes de l’ex- GSPC. D’autres sources indiquent qu'Abdelmoumen Rachid, qui a rejoint le maquis au milieu des années 1990, est considéré comme l’un des principaux instigateurs des attentats à la voiture piégée perpétrés contre le siège du Conseil constitutionnel et du siège de l’ONU à Alger en avril 2007.
Trois autres activistes tués dans la région de Msila
Par ailleurs, trois activistes ont été éliminés dimanche 29 août 2010 par les forces combinées des services de sécurité dans le sud de la wilaya de M’sila à 380 km au Sud d’Alger. Les terroristes ont été éliminés lors d’un accrochage entre les services de sécurité et un groupe terroriste dont le nombre n’a pas été déterminé dans la région de Aïn Errich située dans les environs de la ville de M’sila. Les services de sécurité poursuivent leurs recherche et traquent les terroristes dans la même région, a assuré la même source qui a révélé que les mêmes services ont intensifié, depuis le début du mois, leur travail de renseignement qui a permis le démantèlement d’un réseau d’aide et de soutien aux groupes terroristes dans la même commune de Aïn Errich, composé de 8 membres.
Cette opération intervient deux jours seulement après l’assassinat de deux citoyens de la même commune. Les terroristes ont ciblé deux membres de la même famille (Lefrid), a-t-on appris d’une source autorisée. Il s’agit de L. Mokhtar, (57 ans) et de son fils L. Saâd (21 ans), dont les corps sans vie avaient été trouvés au lieu-dit Ouzina à 7 km de la zone de Gamra, proche des chaînes montagneuses de Boukhil, aux frontières entre M’sila et Djelfa.
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