L’histoire de la gestion de nos collectivités locales en général, et celle menée à Jijel en particulier, nous donnent un devoir de vigilance vis-à-vis de nos élus.
Vous savez sans doute mieux que moi monsieur le Maire, pourquoi je me permets de vous adresser « cette mise en garde ». C’est parce que depuis plusieurs décennies, le jeu politicien qui a cours dans notre ville ne nous avait donné que des responsables irresponsables, des gens à la compétence non avérée qui se sont occupés de tout sauf de la ville, des gens qui, manifestement, n’avaient aucune ambition pour leur cité.
Monsieur le Président,
Vous me permettrez de ne pas vous présenter mes félicitations pour votre élection. Ce serait de ma part une courtoisie de mauvais aloi, ou pire encore, un cynisme mal placé, en cette tragique circonstance.
Oui, monsieur le Président, tragique est bien le mot qui convient à cette mascarade électorale, à cette captation indue, et frauduleuse, de la volonté populaire de nos compatriotes, à laquelle vous vous êtes, très grossièrement, livré.
Quelques jours avant ces élections qui allaient vous porter, sans l’ombre d’un doute, à la magistrature suprême, votre Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lors d’un meeting électoral devant un parterre de militants de son parti, le RND, déclarait ceci : « D’aucuns ont qualifié notre parti de machine électorale. Alors, nous leur disons ceci, sans complexe aucun : Oui, nous sommes une machine électorale, et nous allons le démontrer, encore une fois ! »
Monsieur Ouyahia avait omis, toutefois, de préciser que par « machine électorale », les Algériens entendaient machine à frauder et à bourrer les urnes.
Cerné, mis dans des bus, ramassé dans des salles, obligé de servir de serviettes pour les bains de foules, interdit de se reproduire ailleurs que sous les caméras de l’ENTV, menacé, harangué, sollicité, doublé et maquillé, le Peuple des Algériens en est arrivé à se passer des Algériens. Dans quelques jours, il ira voter sans eux ou sans leur majorité. Il dira ce qu’ils ne pensent pas tous à la fois, sera satisfait alors qu’il s’est fait violé, sourira alors qu’on lui a enlevé toutes ses dents, marchera alors que rien ne marche, applaudira alors qu’il est ligoté et se mettra au travail alors qu’il n’en a pas.


Sommes-nous arabes papa ?
Aujourd’hui , grâce à ce merveilleux outil qu’est l’Internet , tout individu peut s’exprimer librement .Il existe énormément de forums de discussions où des personnes de tout âge , des deux sexes , de religions variées , de cultures diverses et de niveau intellectuel différent participent à des débats plus ou moins variés.
