Le débat n’est pas encore clos, et à plus d’un titre sur la question de savoir qui a investi le plus en l’autre ?
Le pouvoir a-t-il réussi à domestiquer les islamistes en les débarrassant de leur connotation extrémiste héritée de leur période clandestine, ou est-ce les islamistes qui ont réussi à convaincre les politiques de leurs bonnes intentions et leurs nouvelles inquiétudes?
Ce débat a connu, durant deux décennies, maintes étapes et défis, matérialisés directement ou indirectement, par des conflits de leadership, nonobstant des velléités et tendance à forte connotation sécessionniste.
Par ailleurs, la première crise qu’ont connue les islamistes est née à partir de la naissance du pluralisme, qui répond, en effet, au besoin urgent de donner des réponses rapides sur une question fondamentale : étaient- t-ils en train de changer leur entité organisationnelle en un parti politique, ou s’étaient- t-’ils contentés d’un cadre et une façade, gérés par le noyau fondateur tapi dans l’ombre ? Par ailleurs et quelle que soit la position affichée par chaque partie, il est, néanmoins, certain que le parti politique surgi, on, ne sait trop d’où, ne tardera pas à dévorer, sur son passage, toutes les autres tendances et affiliés.
Toutefois, un nouveau débat, avait surgi entres les élites de l’islam politique, opposant ce qu’ils désignaient par « la primauté du politique sur les prédicateurs », dans le prolongement du vieux débat qu’avait connu le mouvement nationaliste auparavant, concernant « la suprématie du militaire sur le politicien ». Alors que chacune des deux sensibilités donne davantage la sensation au dominé que le dominateur a accaparé, seul, le butin «des sacrifices qu’ils ont consentis ensembles lors des malheurs précédents ».
Pour ce qui est du deuxième défit que les islamistes s’étaient fixés, à savoir la participation dans les institutions politiques élues, locales et législatives, avec en ligne de mire, le système exécutif lui- même. Et notamment : le transfert du processus de la participation des islamistes au gouvernement et au parlement, sachant que les islamistes visaient, au départ, un objectif essentiel : celui, primo, d’atteindre leurs buts, prendre le pouvoir en se débarrassant, d’abord, de leurs appréhensions et peur vis-à-vis de l’autorité politique, pendant la période antérieure à l’avènement du pluralisme, secundo, s’exercer aux modes de la gouvernance et de la gestion dans tout les secteurs de l’état. Après avoir compris que cela nécessitait des qualifications et des compétences, et non pas des discours répétés et des beaux sermons qui les caractérisent.
Ce processus de participation s’était en suite transféré d’un choix tactique à un but stratégique, qui n’a pas tardé à faire tomber bon nombres de cadres des partis islamistes dans les mêmes erreurs connus de la gestion.
Arrivées au pouvoir, les élites politiques islamistes n’avaient pas pour autant réinventer l’eau chaude, en reproduisant, exactement, les mêmes erreurs que leurs devanciers.
Entraînant, ainsi, sur le chapitre des élections, néanmoins, un désistement de la part de certains représentants de cette mouvance, ce qui aura des incidences dans le décompte final des voix.
Vient alors le troisième défi :- Jusqu’où pouvaient aller la loyauté de ces « nouveaux recyclés »du pouvoir et le degré de leur engagement à ce même pouvoir. Et c’est là que les islamistes vont se heurter à une véritable impasse, en raison de leur premier discours, envers les positions, les initiatives, et les textes juridiques appliquées par le gouvernement, diamétralement opposés à leurs principes fondements.
En conclusion, les germes de divisions n’ont pas seulement affaibli la position de ce courant en général, mais elle a toutefois, facilité le processus de domestication et fragilisation de ses positions et choix.
Par :Abdennour Boukhemkhem
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?ida=179050&idc=103
1. 20/10/2009
Bonjour,
Que ce soit les membres du pouvoir ou les islamistes leur but est le même.
Ce sont des charognards qui ne pensent qu'à s'enrichir au détriment d'un peuple agonisant.
Nos chouhada Allah yarhamhoum n'auraient jamais pris les armes contre la France s'ils auraient su que c'est pour offrir le pays à des vautours!



