Représentant les harkis, les pieds noirs et les immigrés européens - Des associations demandent des éclaircissements sur le « massacre d'Oran »

 200 associations venant en aide aux familles des victimes du « massacre d’Oran » en 1962, ont demandé, à l’occasion du 5 juillet, au président Sarkozy, de tenir la promesse faite durant sa campagne électorale et de faire la lumière sur cette affaire.
Un communiqué sur ce massacre, fait état, contrairement aux déclarations des historiens qui situaient le chiffre des victimes, entre 440 et 3000, à plus de 150.000 harki, 10.000 pieds noirs, et 700 militaire français (soit la moitié d’Oran environ). 

Evoquant, dans un communiqué de propagande publié, par le Figaro, la déclaration du président Sarkozy, lors de la campagne électorale de 2007, précisément le 16 avril 2007, dans laquelle il aurait déclaré -selon elles- qu’après un demi-siècle, il était temps de faire la lumière sur toutes ces disparitions et aider les familles à retrouver la paix,  en édifiant une stèle à leurs mémoires.
Les associations qui se sont lancées, depuis 1995, dans une campagne qui a réuni plus de 15 000 signatures, pour la reconnaissance par l’état français de l’abandon de ces victimes et du massacre de harkis, de la disparition et du meurtre de milliers de pieds noirs et de militaires français, du retour de plus d’un million de français d’Algérie, après le 19 mars 1962. Ils demandent, par ailleurs, de faire du 5 juillet une journée de commémoration pour les victimes civiles et militaires mort pour la France.


Ce que l’histoire décrit comme le massacre d’Oran, sont les opérations de vendetta dont ont été victimes  les harkis et les pieds noirs, ce jour là, puisqu’ils ont été torturés, emprisonnés, et tués, au moment ou les combattants de la guerre de libération étaient pris dans un conflit entre les partisans d’un gouvernement provisoire et l’armée frontalière, et après les mois de terreur qu’avait fait régner l’OAS, et la fuite en France de la plupart de ses membres, indiquant que c’était ce qui arrivait après de telles événements, comme l’assassinat de 9000 collaborateurs, après la défaite de l’Allemagne nazi, et le jugement expéditif de  dizaine de milliers d’autres. 


Qu’elle sera la réaction de Nicolas Sarkozy, après avoir nommé, l’année dernière, l’historien André Caspi pour préparer un rapport concernant la multiplication des journées de commémoration en France ? Celui-ci a, en effet, suggéré dans son rapport  remis au président en 2008, de réduire ces journées à 3 dates seulement, le 11 novembre date de l’armistice comme journée nationale des victimes de guerre, le 8 mai,  comme jour de la victoire contre les nazis, et le 14 juillet, date de la prise de la Bastille, en 1789, comme fête nationale et le triomphe des valeurs de la République. Ces suggestions ont, néanmoins, rencontré un refus des partisans de Sarkozy, à l’instar du président du groupe parlementaire du parti présidentiel, et de l’ancien ministre des anciens combattants, entre autres.

06-07-2009
Par : Salem Miha/Paris

http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?ida=163709&idc=103

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