Gestion de la grippe A par le gouvernement : des questions sans réponses

Said Barkat ministre de la santé

Faut-il croire le ministre de la Santé quand il s’exprime sur la grippe porcine (A/H1N1) ? Depuis l’apparition de cette maladie qui a déjà tué huit personnes en Algérie, Said Barkat multiplie les fausses annonces. Il avait a annoncé l’arrivée du vaccin contre la grippe A pour octobre, puis novembre.
 
Maintenant, il affirme que les 900.000 premières doses sur un total de 20 millions sont attendues pour début décembre. Les autres quantités arriveront par tranches et la livraison s’étalera jusqu’au mois de mai 2010. Autrement dit, il faudra attendre six mois pour avoir toute la quantité de vaccins commandée par l’Algérie. D’ici là, en cas de forte accélération de l’épidémie, le gouvernement ne dispose pas de plan de rechange.
 
Dans les autres pays, la vaccination contre cette grippe A a commencé depuis plusieurs jours. En Algérie, on ne connaît pas encore quel est le nombre exacte de personnes qui ont besoin d'être vaccinées dans l'immédiat. Comment les personnes qui ne pourront pas être vaccinées, faute de vaccins, vont-ils se débrouiller d'ici le mois de mai prochain, pour éviter d’être contaminé par le virus qui peut être mortel ? Pourquoi le ministère de la Santé a mis un numéro vert qui ne répond jamais ? Pourquoi l'Algérie n'a pas acquis les 20 millions de doses d'un coup ?
 
Autant de questions qui demeurent sans réponses.
 
Le ministre de la Santé tente de rassurer la population en affirmant que l’Etat algérien a mis les moyens pour faire face à l’épidémie. Mais une telle affirmation est difficile à croire surtout quand on voit les difficultés que rencontrent des pays développés comme la France pour gérer la vaccination et la propagation de l’épidémie sur leur sol. L’Algérie ne dispose pas d’infrastructure de santé pour gérer une situation normale. Comment va-t-elle faire pour faire face à une épidémie qui toucherait plusieurs millions de personnes ?
 
La population commence à s’inquiéter sérieusement, surtout après l’annonce des premiers décès dus à la grippe A. Et elle a raison de craindre le pire : le pays pratique une santé à deux vitesses. L’une pour les riches et les hauts responsables qui peuvent à tout moment prendre l’avion pour se soigner dans les plus grands hôpitaux européens. L’autre pour la population qui, faute de moyens, doit se battre quotidiennement pour accéder à des soins de mauvaise qualité dans des structures saturées.
Ali Idir
Commentaires (1)

1. Ahcéne 06/12/2009

Bonjour
Un ex ministre de l'agriculture qui devient ministre de la santé ,où est le rapport?
Pensez vous que ce gros ***qui respire la graisse par tous les pores de sa peau a les compétences requises pour diriger le ministére de la santé?
Pauvres algériens réveillez vous, ouvrez les yeux et réagissez avant qu'il ne soit trop tard!

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