Ils sont enseignants, secrétaires, médecins – tous diplômés – et gagnent au mieux 7200 DA net par mois. Alors que la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG) devrait bientôt être débattue, ils racontent comment leur travail ne parvient pas à leur assurer une vie décente. Témoignages d’une classe moyenne qui flirte avec le seuil de pauvreté.
Travailler pour gagner sa vie est un doux rêve que Fatiha, 32 ans, n’ose même plus caresser. Licenciée en littérature arabe, elle s’est presque résignée à son statut de vacataire dans l’éducation nationale, pour lequel elle rempile tous les ans depuis neuf ans. Tous les samedis, elle débourse 80 DA pour se payer le bus qui l’emmènera dans un petit village à 100 km de Tizi Ouzou, jusqu’à l’école primaire où elle enseigne.
Le phénomène de la drogue prend des proportions alarmantes dans notre pays, il est devenu un fléau des temps modernes, synonyme de « nouveau cancer et d’arme de destruction massive ».
La drogue détruit l’individu, disloque la famille et déstabilise la société. Personne ne peut être à l’abri de ce mal, ni être indifférent. La drogue touche beaucoup plus la jeunesse. 83,59% des individus impliqués dans des affaires de trafic de drogue en Algérie sont âgés de moins de 35 ans.
Dans cet entretien, le directeur de l’Office de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Abdelmalek Sayah, est revenu sur la consommation de la drogue en Algérie, les raisons de la croissance du phénomène, sa consommation dans le milieu scolaire et l’objectif de ces deux jours d’études. M. Sayah met en évidence la reconnaissance des pays européens qui demeurent conscients de l’engagement de l’Algérie à lutter contre la drogue. Les services de sécurité algériens ne ferment pas l’œil. Ils font le travail des autres. La preuve : actuellement, dans certains pays comme la France la consommation de la drogue a baissé et en Espagne et l’Italie le taux de consommation reste stationnaire. Au total 16454,274 kg de résine de cannabis, 80 g de graine de cannabis, 384 plants de cannabis, ont été saisis par les services de lutte contre la drogue, selon le bilan du premier trimestre 2009.

par Hocine Kedadria
L’école algérienne n’est pas épargnée par les violences sexuelles. Tel est le constat établi hier par Mme Ouchalal El Kahina et Karim Khaled, sociologues du Cread.
Officiellement, pas moins de 13 000 cas de violences en milieu scolaire ont été constatés entre 2007 et 2008. Les deux chercheurs du Cread, se basant sur une étude effectuée en 2005, ont estimé que la violence en milieu scolaire reste timidement une affaire publique puisqu’elle renvoie à des agents qui la génèrent. Pour eux, parler de la violence sexuelle en milieu scolaire, c’est remettre en cause le principe égalitaire de l’école. « Le champ scolaire en Algérie est un espace social hétérogène où se produisent des rapports de domination sexuée », selon M. Khaled.
ALGERIE/ Observatoire de la violence scolaire
email:ovsdz@yahoo.fr
Date: Mercredi 29 Avril 2009, 22h56
La prostitution et le harcèlement sexuel font des ravages dans la société algérienne. Professionnels de santé et avocats n’ont pas manqué d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la « gravité » de ces phénomènes, allant jusqu’à qualifier la situation d’inquiétante.
Timimoun. De notre envoyé spécial
Intervenant hier, lors du séminaire sur la sexologie qui se tient à l’hôtel Gourara de Timimoun, sur le thème « La prostitution en Algérie », maître Fatima Benbraham, avocate au barreau d’Alger, a tracé un tableau noir sur la pratique du plus vieux métier du monde en Algérie. D’emblée, elle avertira que « la prostitution qui était intra-muros est devenue extra-muros ».
Plus grave, la contrefaçon est dangereuse pour la santé et la sécurité, à l'image des médicaments contrefaits, des jouets ou des pièces détachées automobiles qui ne respectent aucune norme de qualité. Tous les consommateurs sont «floués»: qui peut détecter le vrai du faux ? Personne. Pièces de rechange pour automobiles, cosmétiques, cigarettes, appareils électroménagers, robinetterie, textile, l'or, informatique, les produits électriques et électroniques... tous les produits de consommation sont touchés par le fléau de la contrefaçon. Plus grave encore, les denrées alimentaires et les médicaments ne sont pas épargnés.
Ma vie est une blessure. » La phrase prononcée par la vieille Louisa, dans un documentaire projeté hier au Forum d’El Moudjahid, a valeur de cri. Les récits des personnes âgées des centres de vieillesse se suivent et ne se ressemblent pas.
L’association nationale Ihcène SOS 3e âge en détresse, qui a animé les débats d’hier, a adressé aux députés une liste de propositions pour l’amélioration des conditions de vie des vieux en Algérie.
Maintenant que la campagne électorale pour l’élection présidentielle est terminée, que les passions se sont apaisées, notre vie publique aborde une heure de vérité, celle du bilan et des perspectives. Il nous faudra beaucoup d’humilité et de courage politique pour nous libérer des considérations qui parasitent nos perceptions du réel et évaluer objectivement nos erreurs et limites afin d’en tirer les leçons qui s’imposent. D’où des constatations, suivies de conclusions.
Le phénomène de la harga par mer n’est qu’une partie de l’émigration clandestine. Il y a plusieurs manières de quitter clandestinement le pays. De nombreux subterfuges que des réseaux de passeurs très bien structurés ont inventé sont utilisés, mais les services de sécurité spécialisés, la police des frontières notamment, ont pu les découvrir.
C’est ce qu’il ressort d’une communication présentée, jeudi dernier, lors d’une rencontre sur le phénomène de la harga, organisée au musée du Moudjahid d’Oran par l’Ordre des avocats. Dans cette intervention, l’accent est mis sur ces réseaux qui représentent le maillon le plus important dans cette déferlante qui, au demeurant, est classée troisième dans le monde dans la classification de la grande délinquance après le trafic des armes et de la drogue. « C’est un marché porteur qui ne cesse de connaître une expansion inquiétante.

Passés de victimes à criminels
La salle du Musée El-Moudjahid a abrité, hier, une rencontre sur le phénomène de l’émigration clandestine («el-harga») qu’a organisée le barreau d’Oran. Il s’agissait de discuter des nouvelles mesures à l’encontre des «harraga» qui sont entrées en application suite à la révision du code pénal. Selon des avocats qui ont participé à cette rencontre, le candidat à la «harga» est passé de victime à acteur principal dans l’acte criminel, ce qui l’expose à une peine de prison ferme.
En marge de la compétition le Marathon de dunes à laquelle participent 150 coureurs nationaux et étrangers, Kamal Bouchama ancien ministre de la Jeunesse et des sports a animé une conférence à Kerzaz (340 km au sud de Béchar), lieu du marathon, portant sur le thème « Le sport et l’Islam ».
16 Avril 2009
Notre reporter a investi les réseaux de harraga et nous raconte dans le menu détail comment s’effectue ce voyage de tous les dangers.
Sur toute la rive sud de la Méditerranée, il existe aujourd’hui de véritables comptoirs d’un véritable commerce de jeunes candidats à l’émigration clandestine.
Il s’avère que ces réseaux maffieux s’organisent de mieux en mieux à mesure que la misère s’accroît dans les pays du sud de la planète. Le marché devient lui aussi de plus en plus lucratif. Nous avons suivi les différentes étapes du démarchage commercial qui se déroulent dans le secret jusqu’à la dernière étape, à savoir la mise à l’eau de l’embarcation. Contrairement à l’idée répandue, le processus West n’est pas du seul ressort des gens du Sud mais il profite aussi à des traitants et sous-traitants du Nord. Suivons les pistes et les témoignages.
El-Watan 15 avril 2009
C’est une étrange atmosphère qui règne ces derniers jours dans de nombreuses cités universitaires algériennes. L’université est devenue le théâtre de rixes, d’affrontements à l’arme blanche et parfois même de meurtres. Au vu du nombre de faits divers enregistrés dans des lieux censés abriter le savoir, il apparaît qu’à l’université, la violence devient presque une routine. La « clochardisation » de l’université répond, selon le politologue Mohamed Hachemaoui, aux mêmes logiques qui traversent la société algérienne. Selon lui, le savoir et la science « ont déserté depuis longtemps l’université algérienne ».
De plus en plus d’enfants et d’adolescents errent dans les rues. A l'origine de cette situation on peut citer les déperditions scolaires qui se chiffrent à cinq cent mille par an. Faute de prise en charge, beaucoup se retrouvent alors livrés à eux-mêmes. Certains fuguent pour fuir les violences familiales, échapper à un quotidien invivable ou pour tout autre raison.
L’accessibilité des handicapés physiques et mentaux, dans la vie sociale et professionnelle, reste une préoccupation quotidienne qui nécessite civisme et assistance des citoyens et de l’Etat. Le manque d’accessibilité et une des préoccupations sans cesse pour les handicapées et qui revient dans les discussions de cette frange sociale marginalisée.
Trois cents immigrants clandestins sont portés disparus en mer après que trois embarcations eurent coulé, lundi dernier, au large de la Libye, a indiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), citant des sources diplomatiques à Tripoli.
"Les autorités libyennes ont confirmé les naufrages et nos sources diplomatiques à Tripoli font état de 300 personnes portées disparues", a indiqué le porte-parole de l'OIM Jean-Philippe Chauzy.

27 mars 2009.
«Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots.»
Martin Luther King
La langue parlée en Algérie, communément appelée arabe algérien, est une langue dont la base est l'arabe. Mais c'est aussi une langue qui a beaucoup emprunté aux autres langues telles que le turc, le français, l'espagnol et l'italien en fonction de la proximité géographique ou des rencontres historiques.

29 mars 2009.
Le phénomène du suicide a été évoqué, jeudi à Alger, lors d'une rencontre animée par des spécialistes afin de mettre en exergue ses causes et ses conséquences sur la société et expliquer ses différents types.
Les participants à cette rencontre, organisée par la Fondation Mahfoud-Boucebci, ont apporté des explications sur le phénomène du suicide du point de vue scientifique et social, en se référant à des définitions et théories d'anciens thérapeutes fondateurs de la psychiatrie.