Le business du halal : une nouvelle stratégie commerciale

hamburger halal du Quick

Certains politiques ont du mal à digérer le hamburger halal du Quick. Mais ils risquent bientôt d’avoir une indigestion beaucoup plus grave.

 

 

 

 

« 30 % d’augmentation de notre chiffre d’affaires depuis le début du test », lance le responsable d’un des huit établissements de la chaîne de restauration rapide franco-belge, qui préfère rester anonyme, de peur de subir des représailles de la maison mère. C’est donc un succès. Une réussite qui ne surprend pas les habitants des villes concernées par le programme halal du Quick. « Les gens se rendaient habituellement dans les snacks musulmans. Le Quick, pour sa part, situé dans une zone commerciale, était malgré tout très peu fréquenté, jusqu’au jour où il est devenu entièrement halal », raconte Skander, résident à Garges-lès-Gonesse.

Certains voient tout simplement dans cette affluence retrouvée la mise en place d’une stratégie commerciale en vogue : « Pour conquérir des parts de marché, les marques segmentent leurs prospects. Elles mettent sur le marché des produits à destination d’un groupe de personnes uniforme », analyse Fabrice Constantini, consultant commercial. « La Bred commercialise une carte de paiement à destination des femmes, BHV lance des campagnes commerciales à destination des homosexuelles, le magasin Franprix du XIe arrondissement propose des produits exclusivement casher… Les exemples sont nombreux », affirme-t-il. Et, tout naturellement, la communauté musulmane est elle aussi sollicitée : « Cette communauté a évolué. Aujourd’hui on parle davantage de la beurgeoisie, ces Français musulmans de parents maghrébins qui ont réussi professionnellement », explique Fabrice Constantini. Au même titre que les bobos, les « beurgeois » représentent un marché à conquérir. Même s’ils se démarquent de leurs ascendants, la plupart conservent certaines traditions et habitudes alimentaires : ramadan, fêtes religieuses et nourriture halal… Devant ce nouvel eldorado, les marques françaises se sont donc mises à la mode « charia » : Fleury Michon, Carrefour, Leclerc, Crédit agricole…

Et pour cause : le marché progresse deux fois plus que celui du bio, avec une part de marché en augmentation de 10 % tous les ans, et on s’attend cette année à un chiffre d’affaires global de 5 milliards d’euros. Et, pour célébrer l’avènement de cette nouvelle opportunité commerciale, un salon du halal se réunit tous les ans à Paris. Un secteur qui n’attire d’ailleurs pas que les musulmans : « Mes produits halals ne sont pas achetés exclusivement par les personnes de confession musulmane ; beaucoup de mes clients qui recherchent des produits sains et bio achètent du halal », affirme Georges, manager au rayon charcuterie du Leclerc de Gonesse.

Le halal, un produit bio en devenir ? Une annonce qui plaira sans doute à une autre communauté : les bobos.

Chaker Nouri

http://fr.biz.yahoo.com/26022010/395/le-business-du-halal-une-nouvelle-strategie-commerciale.html

Commentaires (2)

1. moktar 30/03/2010

bonjour,

je trouve que vous prenez des raccourcis pour expliquer votre gout de la cuisine.
concernant l'imagination des uns et des autres je vous renvoi amicalement sur google et vous pourrez voir que de tout temps des musulmans ont été précurseurs sur pas mal d'inventions.
alors arrêtez vos accusassions gratuites !.
je peux comprendre que vous vous sentiez dérangé dans votre quotidien lorsque l'on parle de "Hallal" mais c'est ainsi notre coq ne sera jamais au vin , et bon appétit si vous décidez de déguster un couscous au vin .
salutations Hallal !

2. Rachid 30/03/2010

Je respectes les croyances de chacun. Mais le cassoulet, ou la choucroute halal.... et tout les autres plats ne sont que de piètres copies d'une cuisine traditionnelle autrement plus délicieuse. Les plats halal sont sans commune mesure avec les plats d'origine.

Essayez de cuisiner du salmi de palombe sans vin?
Ou un civet de lièvre ?
Préparez nous une daube sans vin ?
Une crèpe au grand marnier ?
Un melon au porto ?

Les beurgeois pourront s'empiffrer de civet de chevreuil, mais sans vin pour le cuisiner ou de vin pour l'accompagner, ils ne parviendront jamais à apprécier ce gibier à sa juste valeur gustative.

On déjà eu droit aux banque islamique. Le halal c'est la même chose du réchauffé, du vu et revu. comme pour tout le reste les musulmans copient, paraphrasent, "détournent", adaptent ce que crée l'occident sans jamais parvenir à réellement créer ou innover. Quel manque d'imagination.
Dans 2 ans certains intégristes intenterons des procès aux écoles parce que la viande n'est pas hallal, ou que l'argent nécessaire au financement e la municipalité,n'est pas issu d'un prêt islamique.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau